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En cinq ans à peine, les différents chantiers liés au programme ITER ont déjà généré 1,718 milliards d'euros de contrats, dont près de la moitié (828 millions) ont été attribués à des entreprises françaises. Sur cette somme, 490 millions d'euros, soit près de 60% de la part française, sont allés à des entreprises et prestataires de services de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ces 490 millions d'euros sont à rapprocher des 467 millions que les collectivités locales — la Région PACA, les six départements qui la composent et la Communauté du Pays d'Aix — se sont engagées à apporter à ITER, de manière directe ou indirecte, sur une période de dix ans. C'est dans cette enveloppe que s'inscrivent notamment la contribution du Conseil général des Bouches-du-Rhône à l'aménagement de l'Itinéraire ITER et la construction, par le Conseil régional à Manosque, de l'Ecole Internationale Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'ensemble de ces contrats a été engrangé alors que l'activité du chantier ITER entamait tout juste sa montée en puissance. Pour les entreprises de la région PACA, les occasions de répondre aux appels d'offres seront encore nombreuses dans les années qui viennent. Les retombées économiques d'ITER sur son environnement régional ne se limitent pas aux contrats attribués aux entreprises, et aux emplois que celles-ci ont pu créer ou préserver pour répondre à la demande du donneur d'ordre. La règle est connue : un emploi dans une installation de recherche en génère au moins un deuxième dans son environnement immédiat. Elle se vérifie partout où de grands projets scientifiques ont été implantés, autour du synchrotron européen de Grenoble comme au CERN à Genève ; au JET près d'Oxford, au Royaume-Uni, comme sur le plateau de Saclay, en région parisienne, autour du synchrotron SOLEIL. A ces emplois indirects s'ajoutent les emplois induits, beaucoup plus difficilement quantifiables, mais dont l'impact sur l'économie locale est réel — un commerce se crée, un autre s'agrandit, tous deux embauchent du personnel, etc. Ainsi, si l'on additionne les quelque 1 200 emplois directs générés par les acteurs du programme ITER à Cadarache (ITER Organization, l'agence européenne Fusion For Energy, l'Agence Iter France et leurs collaborateurs extérieurs) aux emplois indirects et induits, on obtient un chiffre de l'ordre de 3 000 emplois. Si le personnel et les collaborateurs extérieurs de ces grands acteurs ont été recrutés pour partie dans le bassin d'emploi régional, nombre d'entre eux sont venus de l'extérieur, voire, à 60% dans le cas d'ITER Organization, de l'étranger. Ces familles se sont installées à Aix, à Manosque, à Pertuis, dans les villages proches du site de Cadarache, où elles contribuent, par leurs achats et leur recours à différents services, à dynamiser les économies locales. Pour éloquents qu'ils soient, ces chiffres ne témoignent toutefois que du « premier âge » d'ITER — celui des tout premiers chantiers du site (Siège d'ITER, Fosse Tokamak, Bâtiment PF) et des travaux d'équipement et d'aménagement du territoire (École internationale, Itinéraire). Avec la montée en puissance des travaux de construction dès la fin de cette année, l'arrivée courant 2014 des premières pièces destinées à la machine et la mise en œuvre de leur assemblage sur la plateforme ITER, ce sont plus de 3 000 travailleurs supplémentaires qui sont attendus. Au total, on peut estimer que dans les années qui viennent, le nombre d'emplois liés à ITER de manière directe, indirecte ou induite sera de l'ordre de 6 500 à 7 000. Les chiffres cités dans cet article sont issus de sources ITER Organization, Fusion For Energy et Agence Iter France.
![]() Vue de la fosse sismique, où la première phase des travaux est maintenant parachevée, depuis la cabine d'une grue à quelque 65 mètres au-dessus du niveau de la plateforme. Photo : Engage-AP ![]() A quelques mois seulement de sa date de livraison, les travaux du siège d'ITER se poursuivent désormais à l'intérieur. Photo : Engage-AP ![]() Le 493e plot parasismique a été mis en place le 18 avril. La position définitive de chaque plot, son niveau et son inclinaison doivent être vérifiées avant de procéder au coulage du « béton de deuxième phase ». La dernière étape (photo) consiste à combler le vide de 25 millimètres qui subsiste : on réalise cette opération en libérant très rapidement, par gravitation, un flux de mortier très fluide. Photo: ITER Organization ![]() Dix-huit mois après avoir lancé les travaux d'excavation, les 493 colonnes supportant les plots parasismiques et les murs de soutènement sont en place. Engage-AP ![]() Ce poste de distribution électrique, où aboutit une double ligne de 400kV, occupe quatre hectares à l'angle sud-ouest de la plateforme. Il alimentera sept transformateurs chargés de distribuer en courant électrique les différentes installations d'ITER. ![]() Voici une zone de la plateforme qui sera réservée aux 3 500 ouvriers attendus pendant le pic d'activité de construction dès la fin 2013 et jusqu'en 2015. Ici, seront installés des bâtiments modulaires (bureaux, vestiaires, cantine) et un parking. Photo : Engage-AP |
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