Vue dans la direction du nord-est. Dans la fosse du tokamak (90 mètres par 30), le ferraillage du bâtiment tritium est en cours de finalisation. Des éléments du système parasismique (colonnes et plots) sont encore visibles en bas à droite de l'image. On aperçoit également, l'amorce du ferraillage orthoradial dans la partie de la fosse qui accueillera le tokamak.
Le bâtiment diagnostics, d'une surface équivalente au bâtiment tritium, est situé de l'autre côté de la fosse. La densité du ferraillage est, ici aussi, impressionnante. Au total, 4 000 tonnes d'acier seront inclues dans le radier (« B2 slab ») sur lequel reposeront les 360 000 tonnes du Complexe tokamak.
Dans les mois qui viennent, le nombre des ouvriers sur le chantier ITER va augmenter de manière régulière pour atteindre un pic de 3 000 à l'horizon 2015. On prépare ici la « zone d'entreprises n° 2 » qui accueillera les sociétés qui les emploieront. Outre les bureaux, le restaurant, l'infirmerie aujourd'hui finalisés, un parking de 22 000 mètre carrés est en cours d'asphaltage.
Pour modéliser la jonction, particulièrement délicate, entre le ferraillage linéaire et le ferraillage et orthoradial du deuxième radier (« B2 slab »), on a réalisé à proximité de la fosse du tokamak une maquette de 100 mètres carrés qui en reproduit la géométrie.
Ce fut longtemps l'image emblématique du chantier ITER : un agencement de 493 colonnes, hautes de 1,80 mètre et surmontées d'un plot parasismique. Les colonnes et leurs plots sont toujours là, mais désormais masquées par le coffrage et le ferraillage du deuxième radier (« B2 slab »). Pour accéder à l'espace entre les deux radiers, par lequel seront évacués les éléments de coffrage, on a préservé cette « ouverture » laissant pour quelque temps encore une vingtaine de colonnes à l'air libre.
Des ouvriers s'affairent dans la zone du bâtiment tritium. On aperçoit (carrés gris-clair) les ancrages des plots parasismiques qui affleurent de la première couche de ferraillage, et qui seront bientôt noyés dans le béton du deuxième radier (« B2 slab »).
Tout est fin prêt, sur la dalle du Hall d'assemblage, pour entamer la construction de la structure métallique. C'est ici que seront pré-assemblés les éléments de la machine, acheminés sur le chantier par l'Itinéraire ITER. L'agence domestique européenne Fusion for Energy vient d'attribuer le contrat (31 M€) pour la conception, la certification, la fabrication et l'installation des quatre ponts roulants, d'une capacité combinée de 1 500 tonnes, qui assureront ces opérations. A l'arrière-plan, les deux derniers niveaux du siège d'ITER Organization.
Tandis que la brume matinale se dissipe, le chantier ITER se révèle dans toute son ampleur. Au premier plan, la dalle de béton, en cours de coulage, de l'atelier temporaire (5 500 mètres carrés au sol) dans lequel l'Inde pré-assemblera, à partir d'une cinquantaine d'éléments, les quatre sections du cryostat — le « réfrigérateur » géant qui enveloppe le tokamak ITER et maintient le système magnétique à très basse température (moins 269° C, soit beaucoup plus froid que sur la face cachée de la Lune...)
Le positionnement des barres de ferraillage requiert autant de force que de précision. De leur agencement dépend la répartition homogène des forces s'exerçant sur le radier et, ultimement, la robustesse de l'ensemble de la structure de béton armé.
Vue de la fosse du tokamak en direction du nord-ouest, côté bâtiment diagnostics. L'ombre de la cabine d'une grue se dessine sur le ferraillage orthoradial.
Sur le chantier de l'atelier temporaire du cryostat, situé dans le prolongement du bâtiment d'assemblage des bobines de champ poloïdal (PF Coil building), deux ouvriers positionnent une lourde barre de ferraillage, longue de 12 mètres.
Juillet 2013
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