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Mag Archives

ITER c'est bon pour l'économie

-Robert Arnoux

Les chiffres sont tombés et ils sont éloquents : en un peu moins de dix ans (janvier 2007- décembre 2016), les travaux et les services directement liés au chantier ITER ont généré plus de 5,3 milliards d'euros de contrats, dont plus de la moitié (2,9 milliards d'euros) a été attribuée à des entreprises françaises. Sur cette somme, 2,1 milliards d'euros (73%) sont allés à des entreprises de la région PACA.

Dans le « Territoire à 30 minutes autour d'ITER » tel que le définit l'Insee, l'emploi salarié privé connaît un taux de croissance exceptionnel. (Click to view larger version...)
Dans le « Territoire à 30 minutes autour d'ITER » tel que le définit l'Insee, l'emploi salarié privé connaît un taux de croissance exceptionnel.
Sur le plan régional et local, ces contrats ont largement amorti les effets de la crise.

L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), qui a récemment analysé l'évolution de l'emploi sur le « Territoire à 30 minutes autour d'ITER » a noté que, dans cet espace, l'emploi salarié privé était resté fortement dynamique après 2008, année du déclenchement de la crise, « alors qu'il subissait un brutal coup d'arrêt partout ailleurs ».

Tandis que sur des territoires comparables, comme autour du technopôle de Sofia-Antipolis, dans les Alpes-Maritimes, l'emploi salarié privé progressait de 0,8% par an entre 2004 et 2014, il a enregistré ici un taux de croissance près de trois fois supérieur, de l'ordre de 2,3%—un effet « en partie imputable au chantier ITER », selon les experts de l'INSEE.

Aux emplois que les entreprises ont pu créer ou préserver pour répondre aux besoins d'ITER s'ajoutent ceux (à peu près un millier) qui dépendent directement d'ITER Organization et de l'Agence européenne pour ITER (Fusion for Energy)—ces emplois représentent chaque année un apport de plus d'une centaine de millions d'euros à l'économie locale.

Au-delà du territoire proche et au-delà des contrats directement liés au chantier de construction, de nombreuses entreprises françaises contribuent au programme ITER et bénéficient de ses retombées.

Industeel, au Creusot (Saône-et-Loire), a fourni 8 000 tonnes d'acier à l'industrie russe, indienne et coréenne pour la fabrication des pièces du tokamak ITER ; CNIM, à La Seyne-sur-Mer (Var), est engagé dans la fabrication de quelques-uns des éléments essentiels de la machine — divertor, plaques radiales des bobines verticales, bobines annulaires, etc.; Air Liquide, à Sassenage (Isère), fournit l'équipement de l'usine cryogénique la plus puissante du monde ; REEL et Robatel Industries dans la région lyonnaise, Thalès, Bertin... les entreprises françaises sont nombreuses à avoir emporté des contrats qui se chiffrent en dizaines, voire en centaines de millions d'euros.

Consultez : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2663096