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ITER et le Kazakhstan signent un accord de coopération

Entre ITER et le Kazakhstan, l'histoire est ancienne. Au temps où cette république d'Asie centrale faisait encore partie de l'Union soviétique, ses institutions de recherche et ses scientifiques ont été fortement impliqués dans la phase de design de la machine.

Bernard Bigot, directeur général d'ITER Organization, et Erlan Batyrbekov, directeur du le Centre nucléaire national du Kazakhstan, lors d'une visite préparatoire à la signature de l'accord. (Click to view larger version...)
Bernard Bigot, directeur général d'ITER Organization, et Erlan Batyrbekov, directeur du le Centre nucléaire national du Kazakhstan, lors d'une visite préparatoire à la signature de l'accord.
Vaste comme 5,5 fois la France, le Kazakhstan possède d'immenses richesses minérales, comme ses gisements de béryllium—un métal dont ITER fera un abondant usage.

Le pays a en outre maintenu et développé l'infrastructure scientifique et technologique héritée de l'ère soviétique. Son tokamak KTM, récemment inauguré, est un des plus avancés dans le domaine des tests de matériaux.

Le Kazakhstan a accédé à l'indépendance en 1991 et son intérêt pour ITER n'a pas faibli.

Le 11 juin dernier, dans l'enceinte de l'Exposition universelle sur l'énergie organisée à Astana, capitale du Kazakhstan, Bernard Bigot, directeur général d'ITER Organization, et Erlan Batyrbekov, directeur du le Centre nucléaire national du Kazakhstan, ont signé un accord de coopération technique—le deuxième de ce type après celui conclu au mois de septembre 2006 avec l'Organisation australienne pour la science et la technologie nucléaires (ANSTO).

« Outre l'intérêt que présentent, pour ITER, les ressources en béryllium du Kazakhstan, cet accord offre l'opportunité unique, grâce au tout nouveau tokamak KTM, de réaliser d'importantes études sur le comportement des matériaux », a notamment déclaré Bernard Bigot à l'issue de la cérémonie de signature.

Le développement de matériaux capables de supporter la fluence neutronique et les niveaux de température générés par un réacteur de fusion électrogène constitue un défi majeur pour l'avenir de la fusion.