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Le Mot du Directeur

Dans le domaine de la fusion, ITER est une installation de recherche scientifique et technologique sans équivalent. Pour l'avenir de nos approvisionnements en énergie, c'est une étape essentielle.

Sûre, abondante, économiquement compétitive, sans impact sur l'environnement, sans risque lié à la prolifération et non-productrice de déchets de haute activité à vie longue, l'énergie de fusion est une énergie durable, fondée sur une ressource naturelle abondante. ITER et l'énergie de fusion forment l'héritage que nous aurons la fierté de léguer à nos enfants.

Le programme ITER connaît une intense activité. Sur le site, à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône), les travaux de construction s'accélèrent. Le sous-sol du Complexe tokamak prend forme, ainsi que l'enceinte de protection biologique et la « couronne » en béton qui soutiendra le cryostat; les bâtiments auxiliaires sortent également de terre. Dans le monde entier, des dizaines d'usines produisent à un rythme soutenu les pièces, composants et systèmes de la machine et de l'installation. Les premiers éléments industriels ont déjà été installés, d'autres sont en cours d'acheminement. La plupart des contrats de fabrication ont été signés.

Nous avons transformé ITER Organization pour créer une véritable « culture de projet », commune à l'Équipe centrale et aux Agences domestiques. Ensemble, nous avons établi un calendrier intégrant de manière exhaustive le planning des quelque 150 000 activités qui concourent à la construction de la machine ITER.

Le calendrier actualisé—courant du Premier Plasma en 2025 jusqu'au début des opérations en deutérium-tritium en 2035—a été adopté par le Conseil ITER au mois de novembre 2016. Les équipes d'ITER Organization et des sept Agences domestiques travaillent ensemble pour respecter les engagements souscrits.

Je vous invite à devenir « partenaire » d'ITER ; à explorer notre site web ; à prendre la mesure des promesses de la fusion. ITER est une illustration de ce que peut apporter une grande collaboration internationale : une contribution essentielle au devenir de notre civilisation.

Bernard Bigot, le directeur général d'ITER Organization Photo:©CEA-L.Godart

« ITER est un défi scientifique et politique »

Le Journal des Activités Sociales de l'Energie (CCAS), 27 janvier 2017

Pour Bernard Bigot, directeur général d'ITER Organization, "ITER est l'un des très rares projets tous les grands pays se retrouvent, sur plusieurs décennies, pour atteindre un objectif."

ITER est un projet sans précédent, tant par son envergure internationale que par son ambition scientifique et technique. Pourtant, il reste très peu connu du grand public français, hors du monde scientifique et des industries énergétiques. Comment l'expliquez-vous? Ce projet a débuté il y a sept ans dans le cadre d'un grand accord international, mais dans un contexte où il a eu du mal à démarrer. On a annoncé, un peu vite, que la machine serait construite en dix ans, mais chacun était bien convaincu que ce serait impossible. Il s'en est suivi une certaine modestie de communication. On comprend bien qu'il est difficile d'être un promoteur actif d'un projet dont on sait qu'il sera difficile à réaliser dans les délais annoncés. C'est là la première des premières raisons à ce manque de notoriété en France.

Aujourd'hui, la situation est différente. Nous venons de faire valider par les sept partenaires d'ITER un nouveau calendrier prévoyant un premier plasma en 2025 et la pleine puissance, avec fusion du deutérium et du tritium, en 2035. Ce calendrier est aujourd'hui reconnu par tous comme ambitieux, mais réaliste, même s'il peut paraître incroyablement long. Il ne l'est pourtant pas si on le compare à d'autres programmes de cette ampleur. Prenez le Large Hadron Collider (LHC), l'accélérateur de particules du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). C'est en 1994 que la décision de sa construction a été prise... et en 2012 que le boson de Higgs a été identifié, une avancée scientifique majeure, grâce au LHC.

Il faut aussi prendre la mesure du fait que l'image d'ITER se mesure à l'échelle des 35 pays qui composent l'organisation, et de ses sept partenaires qui représentent la moitié du monde. Elle est peut-être faible en France, mais il y a eu de nombreuses émissions de télévision très largement suivies sur ITER en Corée du Sud, en Chine, en Russie, au Japon... En Chine, le Premier ministre ou le président de la République sont venus inaugurer en personne des usines fabriquant des pièces pour ITER. De plus, chaque fois qu'on le présente, ITER suscite un vif intérêt, et même une vraie fascination. Chacun reconnaît qu'en cas de réussite ce sera une grande avancée dans l'histoire de l'humanité.

ITER est-il un défi scientifique et technique ou plutôt politique et administratif? Les deux. Il n'y a pas de hiérarchie. Ce projet ne peut progresser que si les sept partenaires sont résolus à avancer ensemble. Aucun pays n'a, seul, les capacités scientifiques, techniques, industrielles ou financières de mener à terme un tel projet. Nous mettrons vignt ans à parvenir. Un seul pays mettrait quatre ou cinq fois plus, soit un siècle. Et aucun pays ne peut se penser à l'échelle d'un siècle. Tous les Etats membres savent très bien qu'ils ont absolument besoin d'explorer des technologies alternatives, fortement innovantes, pour remplacer la consommation massive d'hydrocarbures. ITER représente un enjeu tellement stratégique que je n'ai jamais vus de débats à l'intérieur d'ITER Organization pollués par des considérations de politique nationale.

[...]

Lire l'intégralité de l'entretien. (Photo : E.Raz/CCAS)

 

Bernard Bigot : «Trois années critiques pour l'avenir d'Iter»

Le Figaro, 18 octobre 2016

Aux commandes depuis 2015 du projet international du réacteur de fusion nucléaire, Bernard Bigot explique pourquoi ce monumental projet de recherche peut encore traverser des zones de turbulences. Après des problèmes d'organisation et des retards en chaîne qui menaçaient la survie du programme, le chantier sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) est désormais remis sur les rails. Mais le calendrier initial a été rallongé d'au moins cinq ans et le coût majoré de 4 milliards d'euros.

Quelle est l'estimation du coût global du projet? « Le coût global d'Iter est estimé entre 18 et 20 milliards d'euros pour la phase de construction, y compris les surcoûts et l'allongement de la durée du projet récemment annoncés après la revue approfondie du calendrier. »

Peut-on attendre encore de mauvaises surprises? « C'est toujours possible. Nous avons l'expérience de sept ans et l'immense majorité des contrats sont passés. L'estimation a été effectuée avec les fournisseurs. Mais il reste encore une grande zone d'incertitude, par exemple avec le «neutral beam heating system», le chauffage par injection de particules à très grande vitesse. Cette installation est en cours d'élaboration à Padoue, en Italie. Cela n'a jamais été fait à des puissances aussi élevées. Il y a donc des incertitudes, comme dans tous les projets de recherche. »

Tandis que le chantier est bien engagé, l'Europe va apporter au plus 6,6 milliards d'euros jusqu'en 2020. Que va-t-il se passer après? « Les pays se sont accordés sur une estimation lacunaire des coûts par rapport à l'estimation de 2010. L'Europe doit maintenant s'engager politiquement. L'exercice budgétaire sera préparé en 2018 et 2019. Pendant cette période, il faudra arriver à convaincre. Si le projet a suffisamment avancé, et si l'on a démontré que les surcoûts estimés sont en ligne avec nos prévisions, alors le Parlement européen sera en position de voter un nouveau budget. Mais j'ai besoin d'avoir un aval politique de l'Europe et des partenaires le plus rapidement possible, dès le prochain conseil d'Iter qui se tiendra les 15 et 16 novembre. Le risque politique existe toujours. Cela veut donc dire que les trois prochaines années sont critiques pour l'avenir du projet Iter. Car le plus grand partenaire devra prendre une décision politique puis budgétaire pour annoncer s'il fait face ou non aux dépassements de coûts pour la période 2020-2025. Le surcoût sera important: environ 2,5 milliards d'euros pour l'Europe et autour de 500 millions pour chaque autre partenaire. »

Lire l'article (la totalité de l'article est réservée aux abonnés).

Nucléaire : nouveau surcoût de 4 milliards pour le projet Iter

Les Echos, le 2 mai 2016

Le projet expérimental de fusion nucléaire en construction en France produira ses premiers résultats avec au mieux cinq ans de retard. ¤ Le budget a presque été multiplié par quatre en dix ans.

C'est un sévère dérapage de calendrier et de budget que s'apprête à acter Iter, le programme international de recherche sur la fusion nucléaire lancé en 2006 par l'Europe, la Chine, l'Inde, le Japon, la Russie, les Etats-Unis et la Corée. Destiné à démontrer la « faisabilité scientifique et technologique de l'énergie de fusion », qui offrirait un rendement beaucoup plus élevé que la fission nucléaire, le démonstrateur en construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône) ne devrait pas être à l'oeuvre avant une dizaine d'années.

« Le "premier plasma" devrait être obtenu en 2025 et les premières expériences de fusion en pleine puissance interviendront en 2035 ", indique aux « Echos » Bernard Bigot, directeur général d'Iter Organization depuis début 2015. « Le planning précédent, qui prévoyait un premier plasma en 2020 et une pleine puissance en 2023, était totalement irréaliste », estime-t-il. Un conseil d'Iter doit officialiser ce nouveau calendrier en juin, après avoir estimé, en session extraordinaire jeudi, que le rapport du groupe d'experts indépendants mandaté en novembre validait les propositions d'Iter Organization. Et encore ce nouveau planning est-il optimiste. « Le groupe d'experts indépendants estime que ce calendrier est ambitieux, mais il nous demande de le tenir ", précise Bernard Bigot. L'ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a succédé au Japonais Osamu Motojima début 2015.

Alors que certains scientifiques doutent de la faisabilité de la fusion nucléaire à grande échelle et critiquent depuis des années le poids d'Iter sur les budgets de recherche des pays partenaires, ce nouveau décalage de calendrier va entraîner de lourds surcoûts. « Nous estimons que le nouveau calendrier induira 4 milliards d'euros de surcoûts pour l'ensemble des sept partenaires d'Iter, à ajouter aux 14 à 15 milliards de budget de construction évalué jusqu'à présent », indique Bernard Bigot. Il y a dix ans, le projet avait été lancé avec un coût évalué à 5 milliards d'euros.

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Embarquement pour Iter

Libération, le 27 novembre 2014

Bernard Bigot quitte le Commissariat à l'énergie atomique pour remettre sur les rails le réacteur thermonucléaire expérimental international qui pourrait, à très long terme, ouvrir une alternative pour la production massive d'électricité.

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Le premier convoi grandeur nature qui met Iter en orbite

La Provence, 12 janvier 2015

Un tout petit convoi de 126 tonnes, de 20 mètres de long, 3,3 de large, haut d'à peine 5 mètres. Lilliputien par rapport aux gabarits XXL qui sont attendus, allant jusqu'à leur pesant de 800 tonnes. Mais il est lourd en symbole, ce premier convoi Iter grandeur nature qui va s'ébranler, dans la nuit du 13 au 14 janvier, depuis Berre-l'Étang pour arriver à Cadarache.

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Bernard Bigot: «Un seul centre de décision pour ITER»

Le Temps, 22 septembre 2015

Dans un entretien qui est apparu dans le quotidien suisse Le Temps, le directeur général d'ITER, Bernard Bigot, parle des réformes qu'il a mises en place depuis son arrivée à la tête du programme.

« [Ma priorité c'est] d'abord de travailler de manière intégrée. Avant, il y avait une direction du projet et sept «agences domestiques» qui livraient leur contribution en nature. Ces entités constituaient toutes des centres de décision très indépendants. J'ai exigé que l'on n'ait plus qu'un seul centre de décision sous l'autorité du DG. J'ai aussi prôné un processus décisionnel clair: le DG a la capacité, avec les moyens matériels, managériaux et financiers, de prendre toute décision sur le plan technique. Enfin, je veux distiller dans toute l'organisation une vraie culture de projet. Tous les acteurs doivent se sentir responsables non seulement de leurs propres tâches, mais aussi de la globalité du projet. »

Lire l'intégralité de l'entretien.

Nouveau surcoût de 4 milliards pour le projet Iter

Les Echos, 2 mai 2016

Le projet expérimental de fusion nucléaire en construction en France produira ses premiers résultats avec au mieux cinq ans de retard. « Le "premier plasma" devrait être obtenu en 2025 et les premières expériences de fusion en pleine puissance interviendront en 2035 », indique aux « Echos » Bernard Bigot, directeur général d'Iter Organization depuis début 2015. « Le planning précédent, qui prévoyait un premier plasma en 2020 et une pleine puissance en 2023, était totalement irréaliste », estime-t-il. Un conseil d'Iter doit officialiser ce nouveau calendrier en juin.

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22 Juin 2017

Le 20e Conseil ITER prend acte des progrès accomplis dans le respect de la feuille de route établie en 2016

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13 Juin 2017

ITER signe un accord de coopération avec le Kazakhstan

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17 Nov 2016

Le Conseil ITER adopte un calendrier actualisé pour les opérations deutérium-tritium

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30 Sept 2016

ITER signe un accord de coopération avec l'Australie

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28 Juin 2016

Un contrat de 174 M€ pour coordonner l'assemblage du Tokamak ITER

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16 Juin 2016

Le Conseil ITER valide le calendrier conduisant au Premier Plasma

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27 Avr 2016

Les avancées d'ITER validées par le Groupe d'Experts Indépendants mandaté par le Conseil

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22 Dec 2015

Les premiers éléments de la machine ont été livrés

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19 Nov 2015

ITER : de nets progrès en dépit des retards

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17 Sept 2015

Une prouesse multinationale : la production des supraconducteurs d'ITER bientôt finalisée

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18 Juin 2015

Des progrès visibles, mais d'importantes questions demeurent

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05 Mars 2015

Bernard Bigot nommé directeur général d'ITER

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    ITER Organization 2016 Annual Report

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    Planet ITER, February 2017

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    ITER, the way to new energy (May 2017)

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    ITER Progress in Pictures, November 2015

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    ITER Progress in Pictures, November 2016

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    ITER Business Forum brochure (March 2015)

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    ITER Organization 2015 Annual Report

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    20 avril 2016

    Devant la Chambre de Représentants US

    Au cours d'une audition par la Commission pour la science, l'espace et la technologie de la Chambre des représentants US (« Panorama des sciences de la fusion »), Bernard Bigot, directeur général d'ITER, a présenté les progrès accomplis depuis 2015, le bien-fondé des investissements consentis par les membres du programme, et l'importance de la fusion pour l'avenir énergétique de la planète.

    Consultez la declaration liminaire de l'audition (en anglais) ici

    17 septembre 2015

    Communiqué de presse ITER Organization, 17 septembre 2015. « Une prouesse multinationale »

    « L'étape que nous venons de franchir [un effort industriel de très grande échelle pour fabriquer les câbles supraconducteurs pour ITER, ndlr] est remarquable à plus d'un titre. Du point de vue économique, nous avons injecté 610 millions d'euros dans des usines et des laboratoires sur trois continents. Ces derniers ont acquis une expertise qui peut aujourd'hui être mise à profit dans des domaines tels que l'imagerie médicale, l'énergie ou les transports. Du point de vue technologique, nous avons mis en œuvre les dernières avancées de la science des matériaux et poussé la production à des niveaux jamais atteints. Mais l'accomplissement majeur, dans ce programme d'une complexité technologique extrême, nous l'avons réalisé au travers de la collaboration internationale sur le design, les standards de production, les mesures de contrôle-qualité et les protocoles d'essais...le succès que nous célébrons aujourd'hui est la base de nos succès à venir. »

    Cliquez ici pour lire le communiqué de presse.

    11 septembre 2015

    Discours du 11 septembre 2015
    (Lors de la finalisation de la structure en métal du Bâtiment d'assemblage)
     
    Nous sommes aujourd'hui rassemblés sur ce site comme le serait une famille, fière et émue par l'étape majeure, la pose du toit de sa maison qu'elle serait impatiente d'occuper, et qui vient d'être franchie par cet immense bâtiment au pied duquel nous sommes, même si nous savons qu'il y a encore quelques étapes à franchir avant que nous puissions « pendre la crémaillère » et utiliser librement cette installation clé pour le projet ITER.

    Au nom des milliers de personnes engagées dans ce grand programme international de recherche, que ce soit au sein de l'équipe centrale de l'Organisation ITER, des agences domestiques des sept pays Membres de ITER ou des centaines entreprises qui fabriquent actuellement, dans le monde entier, les différents composants qui seront ensuite assemblés ici, je voudrais vous exprimer notre profonde satisfaction, notre reconnaissance et nos chaleureux remerciements pour le travail accompli avec pour point d'orgue, cette nuit, la pose du toit du grand hall d'assemblage.
     
    Ce bâtiment qui sera à l'évidence visible de loin et portera haut les couleurs de ITER a donc désormais un toit. Tout un symbole des progrès accomplis par ITER depuis quelques années. L'opération qui s'est déroulée toute cette semaine marque une étape cruciale dans notre grande aventure commune — mettre à la disposition de toute l'humanité, au cours de ce siècle, une source d'énergie nouvelle, propre, sûre, abondante, économiquement compétitive avec les autres énergies et pratiquement inépuisable.
     
    C'est ici, dans ce Hall d'Assemblage qui est « l'antichambre » du Complexe Tokamak, que les principaux éléments de la machine seront apprêtés et préassemblés. C'est dire son importance : sans lui, il ne pourrait y avoir d'assemblage, et sans assemblage, il ne pourrait y avoir de machine et donc de programme ITER...
     
    Avant de m'exprimer dans la langue d'ITER, je voudrais vous renouveler mes sincères remerciements. Vous avez tous travaillé remarquablement  au service, nous l'espérons tous, du futur de toute l'humanité et de la question centrale de son approvisionnement énergétique durable.

    25 mars 2015

    Le programme international de recherche ITER a pour objectif de découvrir, grâce à la disponibilité d'un équipement unique au monde en cours de construction à Saint-Paul-lez-Durance (France), les conditions les plus favorables pour produire industriellement, au cours de ce siècle, de l'électricité en abondance et de manière continue, sûre et économiquement compétitive à partir de la fusion de noyaux d'hydrogène. Le défi est considérable, mais la perspective est si prometteuse que sept grands pays (Chine, Corée, Etats Unis, Europe, Inde, Japon, Russie) ont décidé de s'associer pour le relever. Ils représentent aujourd'hui plus de 85% du Produit Mondial Brut et plus de 50% de la population mondiale.

    ITER Business Forum, 25 mars 2015

    5 mars 2015

    « Pour assurer son approvisionnement en énergie sur le long terme et de manière durable, le monde a besoin de technologies innovantes. Dans cette perspective, la fusion par confinement magnétique est une option particulièrement prometteuse. Pouvoir contribuer à un programme international aussi ambitieux et aussi innovant que l'est ITER est un grand honneur pour moi. Soyez assurés que je ferai de mon mieux pour être à la hauteur des attentes des membres d'ITER. »

    Réunion extraordinaire du Conseil ITER, le 5 mars 2015

    À voir

    Des photos, des vidéos, des actualités ... à voir et à partager.

    Galeries

    29 Septembre 2017

    NBTF, ou l'optimisation du système d'injection de neutres

    C'est en Italie (Consortium RFX, Padoue) que les technologies clés du système de chauffage par injection de neutres seront testés à l'échelle un—dans un programme de recherche et de développement qui implique ITER Organization ; les agences domestiques de l'Europe, du Japon et de l'Inde ; et le gouvernement italien (bâtiments, infrastructures).

    Les bancs de test SPIDER (pour le développement et l'optimisation de la source d'ions négatifs) et MITICA (un injecteur à échelle un) permettront de valider les choix technologiques faits pour ITER bien avant l'entrée en scène de ce système, qui jouera un rôle important dans le chauffage du plasma.

    Cette vidéo, filmée par les équipes de Consorzio RFX en septembre 2017, permet de visualiser les progrès en cours dans l'installation des bancs de test.

    11 Décembre 2015

    Interview France 3, novembre 2015

    Suite au 17e Conseil ITER en novembre 2015, le directeur général est interviewé par la chaîne de télévision France 3.

    © 2015 France Télévisions

    11 Février 2016

    L'énergie de fusion au cœur de Monaco (MonacoInfo)

    Monaco Info était présent lors des Journées de la Fusion (Monaco ITER International Fusion Energy Days, MIIFED) en février 2016. A cette occasion, ils ont interviewé le directeur-général du programme, Bernard Bigot, sur les enjeux de la fusion et la promesse d'une énergie propre, sure, et fondée sur des combustibles inépuisables.

    ©MonacoInfo 

    23 Septembre 2016

    S.A.S. le Prince Albert II en visite à Cadarache

    En septembre 2016, pour la deuxième fois de son histoire, ITER reçoit la visite du S.A.S. Prince Albert II de Monaco. La Principauté soutien le programme ITER depuis 2008 par un partenariat qui met en place le financement de cinq bourses de recherche tous les deux ans et une conférence périodique sur l'énergie et la fusion.

    Reportage par la chaîne Monaco Channel.

    03 Octobre 2016

    La fusion nucléaire peut-elle nous sauver ?

    Reproduire « l'énergie du soleil » par la fusion nucléaire : ce défi, certains chercheurs l'annoncent depuis des décennies comme une vraie possibilité technique. Avec ARTE Futuremag, faisons le point.

    31 Août 2017

    La quête de la fusion nucléaire

    Pouvoir reproduire sur terre l'énergie du soleil, une énergie propre, inépuisable grâce à la fusion nucléaire. Des équipes tentent d'accomplir un exploit qui échappe à la science depuis plus de soixante ans: créer des réacteurs de fusion nucléaire pouvant alimenter nos villes en électricité. Ce grand rêve deviendra-t-il un jour réalité ?

    © TV5MONDE, Magazine "Le Point"

    28 Septembre 2017

    Le chantier ITER vu par drone (août 2017)

    Puisqu'environ 2 000 ouvriers s'affairent actuellement sur le chantier ITER il n'est pas étonnant que les contours en changent quotidiennement. Dans cette vidéo filmée en août 2017, laissez-vous guider au-dessus, à cote de et entre les bâtiments qui abriteront le plus grand tokamak au monde et ses systèmes annexes.

    © ITER Organization/EJF Riche

    29 Septembre 2016

    50 secondes à l'intérieur de l'Installation PF

    Un petit film de l'agence domestique européenne qui nous amène à l'intérieur de l'installation de bobinage des aimants de champ poloidal, ou les premières opérations de qualification sont en cours. (Septembre 2016) © F4E

    10 Novembre 2015

    Assemblage du Tokamak ITER: Le plus grand Meccano du monde

    L'assemblage de la machine: les dimensions et le poids des principaux éléments, les tolérances infimes, et les opérations très précises qu'implique le montage de ces systèmes particulièrement imposants sont autant d'éléments qui font d'ITER un défi technique et logistique sans équivalent.

    30 Septembre 2015

    L'ascenseur

    La structure imposante du toit du Bâtiment d'assemblage (730 tonnes) a été hissée à 50-60 mètres du sol pendant une opération qui a duré 14 heures, du 10 au 11 septembre 2015.

    A propos du Directeur

    Bernard Bigot, 65 ans, qui vient d'être nommé à la tête du programme international de recherche ITER, a poursuivi une triple carrière, scientifique, universitaire et administrative.
     
    Ancien élève de la prestigieuse Ecole normale supérieure de Saint-Cloud (devenue en 1987 Ecole normale supérieure de Lyon), agrégé de sciences physiques et titulaire d'un doctorat de 3ème cycle en chimie physique et d'un doctorat d'Etat en sciences physiques, il est l'auteur de plus de 70 publications scientifiques dans le domaine de la chimie théorique.
     
    Il est à l'origine de la création de l'Ecole normale supérieure de Lyon, dont il a été successivement, en tant que professeur des Universités, directeur adjoint chargé des études (1986-1993), puis directeur adjoint chargé de la recherche (1998-2000) et directeur (2000-2003).
     
    Parallèlement à son activité de chercheur et d'enseignant, Bernard Bigot a occupé d'importantes fonctions au sein des ministères de l'Education nationale et de la Recherche : Chef de la Mission Scientifique et Technique, puis directeur général de la Recherche (1993-1997), directeur de cabinet de la ministre déléguée à la Recherche et aux nouvelles technologies (Claudie Haigneré) et directeur adjoint de 2002 à 2003 du Cabinet du ministre de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche (Luc Ferry) lorsque la France s'est portée candidate à l'accueil du programme ITER sur son territoire.
     
    Nommé Haut-commissaire à l'Energie atomique en 2003, il effectuera deux mandats avant de devenir Directeur général du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et d'effectuer également deux mandats dans cette fonction (2009-2012 et 2012-2015) tout en assumant, depuis 2008 et par délégation du gouvernement français, les fonctions de haut-représentant pour l'accueil en France du programme ITER (HRFI).

    A ces divers titres, il a été associé et a suivi de près le développement du programme ITER et participé à toutes les réunions du Conseil ITER depuis sa création.
     
    Dans ses différentes fonctions et responsabilités, Bernard Bigot a initié de nombreuses collaborations internationales avec l'ensemble des pays qui sont aujourd'hui les « Membres d'ITER ».
     
    Bernard Bigot est Commandeur de la Légion d'honneur, Commandeur dans l'Ordre Royal Suédois de l'Etoile Polaire et Officier dans l'Ordre National du Mérite. Il a reçu au mois d'octobre 2014 l'Etoile d'Or et d'Argent dans l'Ordre Japonais du Soleil Levant.

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