Montée en puissance des essais
ITER franchit une nouvelle étape vers les essais à pleine intensité de certains de ses aimants supraconducteurs.
Les préparatifs sont en cours pour tester une bobine de champ toroïdal de 330 tonnes à 34 kA, soit plus de trois fois l’intensité atteinte lors du démarrage des opérations dans l’installation d’essai à froid des aimants d’ITER.
Les essais ont débuté en mai dans cette installation, le plus grand banc d’essai au monde pour aimants supraconducteurs, lorsque la bobine de champ toroïdal n °7 a été refroidie avec succès à 4 K et alimentée jusqu’à 10 kA. Après des modifications apportées au système électrique pour permettre d’atteindre des intensités plus élevées, la bobine de champ toroïdal n °17 a été installée et refroidie à 4 K en une dizaine de jours, soit plus rapidement que lors du refroidissement précédent.
Cependant, au cours des premiers essais électriques, une résistance plus élevée que prévu a été détectée au niveau de l’une des jonctions de l’alimentation électrique. L’analyse a permis d’en identifier la cause : une oxydation sur l’une des surfaces de contact. Le problème est désormais résolu et la bobine sera de nouveau refroidie à 4 K en vue de la prochaine campagne d’essais électriques, qui visera une intensité de 34 kA.
D’autres améliorations de l’installation d’essai à froid des aimants d’ITER, notamment des renforcements structurels supplémentaires, sont prévues avant le lancement des essais à 68 kA, qui débuteront avec la bobine de champ toroïdal n °19.