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Feu vert pour la création d'ITER!

-Robert Arnoux

C'est fait : trente mois de travail intense, nourris de rapports détaillés et d'analyses minutieuses, ont enfin porté leur fruit. Le 9 novembre 2012, le Premier ministre a signé le décret  « autorisant l'Organisation internationale ITER à créer une installation nucléaire de base dénommée 'ITER' sur la commune de Saint-Paul-lez-Durance. »

La conception de l'installation ITER et son programme expérimental ont été scrutés jusque dans leurs plus infimes détails par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et par différents groupes d'experts. (Click to view larger version...)
La conception de l'installation ITER et son programme expérimental ont été scrutés jusque dans leurs plus infimes détails par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et par différents groupes d'experts.
Tout au long de ces trente mois, la conception de l'installation ITER et son programme expérimental ont été scrutés jusque dans leurs plus infimes détails par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et par différents groupes d'experts. La population, quant à elle, a été invitée à formuler son avis — voire ses réserves — dans le cadre d'une Enquête publique organisée au cours de l'été 2011 dans les communes proches du site d'ITER.

Particulièrement longue, complexe et exigeante, cette procédure s'impose dès lors qu'un exploitant entreprend de créer une installation nucléaire, qu'il s'agisse d'un réacteur de recherche ou de production, d'une installation de stockage ou d'entreposage de déchets, voire d'un accélérateur de particules.

L'exploitant doit démontrer à l'Autorité de sûreté nucléaire qu'il peut garantir en toute circonstance la sûreté de l'installation — condition sine qua non à l'obtention de « l'Autorisation de création ».

L'Autorisation de création accordée à ITER Organization fera date pour deux raisons : ITER, qui « brûlera » du deutérium et du tritium, est la première installation de fusion au monde classée « installation nucléaire » ; en France, c'est également la première INB dont le dossier de sûreté est examiné dans le cadre des exigences renforcées de la loi de 2006 sur la Transparence et la sécurité nucléaire (TSN).

« Nous n'avons jamais douté de la validité de notre projet, déclarait samedi le professeur Osamu Motojima, directeur général d'ITER Organization. La sûreté d'ITER est désormais confirmée par l'ensemble des experts qui ont analysé notre dossier. Nous vivons aujourd'hui un grand moment de notre histoire. »

Le feu passé au vert, la construction d'ITER va maintenant se poursuivre. Les objectifs du programme demeurent inchangés : réalisation d'un « Premier Plasma » avant la fin de l'année 2020 et début des opérations nucléaires (deutérium-tritium) à l'horizon 2027.



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