Les pays membres

English: Photo of the exterior of the ITER collaboration Tokamak Complex, a modern mirrored building surrounded by cranes. Français: Photo du chantier ITER le soir. On voit un bâtiment moderne, avec un bardage en acier, et une grue. Les membres d'ITER sont de 7 pays.

Les membres d'ITER (la Chinel'Union européenne, l'Indele Japonla Coréela Russie et les États-Unis) ont mis en commun leurs ressources pour réaliser une grande ambition : reproduire sur Terre l'énergie qui alimente le Soleil et les étoiles.

L'Accord ITER, conclu par les signataires en 2006, stipule que les sept membres partagent le coût de la construction, de l'exploitation et du démantèlement de l'installation. Ils partageront également les résultats expérimentaux ainsi que toute propriété intellectuelle générée par la phase d'exploitation (d'une durée de vingt ans).

L'Europe* assume la plus grande partie du coût de construction de l'installation (45,6 %); la part restante est assumée de manière égale par la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis (9,1 % chacun).

La contribution des membres se fait essentiellement « en nature », sous forme de fourniture à ITER Organization des bâtiments, pièces et systèmes de l'installation, les transferts financiers ne représentant que 10% de leur contribution.

Cette participation « en nature » permet au tissu scientifique et industriel de chacun des membres de se préparer à aborder l'étape suivante—la conception et la réalisation, d'ici le milieu de ce siècle, de prototypes de réacteur conçus pour produire de l'électricité à échelle industrielle.

Pour tous les pays ou groupes de pays membres d'ITER, les bénéfices de leur participation sont importants : contribuant à une partie seulement des coûts de construction, ils accèdent à la totalité des résultats scientifiques.

Les sept membres du programme international ITER se sont dotés d'agences domestiques qui assurent l'interface entre les gouvernements nationaux et ITER Organization. Ces agences emploient leur propre personnel, gèrent leur propre budget, et contractent directement avec l'industrie. La communication entre l'équipe d'ITER Organization et les agences domestiques est facilitée par des systèmes très performants—outils d'ingénierie collaborative, équipes projet intégrées, outils de communication sophistiqués. La langue de travail du programme ITER est l'anglais.

Les membres d'ITER sont issus de trois continents et représentent plus de la moitié de la population de la planète et 72% de la production de richesse mondiale (Banque mondiale, 2024). Dans les bureaux d'ITER Organization à Saint-Paul-lez-Durance ; dans les agences domestiques créées par les membres d'ITER ; dans des laboratoires et dans l'industrie des milliers de personnes sont engagées dans le programme ITER.

ITER Organization a également conclu des accords de coopération technique avec des pays non-Membres : l'Australie en 2016 (au travers l'agence australienne pour la science et la technologie ANSTO), le Kazakhstan en 2017 (et prolongé en 2025) au travers le centre nucléaire national du Kazakhstan, et le Canada (2020).

*Mise a jour: 1 janvier 2026. Les pays participants sont les 27 États membres de l'Union européenne, ainsi que la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis. La Suisse participe également au programme : après avoir participé par le biais d'Euratom (programme de recherche et de formation) et de Fusion for Energy (l'organisation qui gère la contribution de l’UE au programme ITER) de 2014 à 2020, la Suisse a signé un nouvel accord d'association en 2025 avec Euratom ainsi qu'avec les programmes européens Horizon Europe et Digital Europe. Le 1 janvier 2026, la Suisse est redevenue un membre à part entière de Fusion for Energy, ce qui permettra aux entreprises et aux instituts de recherche suisses de participer au programme ITER. Le Royaume-Uni : en septembre 2023, le Royaume-Uni a annoncé qu'il ne poursuivait plus une association avec Euratom. Pour l'heure, le programme ITER honore les contrats existants avec les entreprises et les instituts de recherche britanniques, mais n'en conclut pas de nouveaux.